Des hôtels latinos verts, luxueux et exceptionnels

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Des hôtels latinos verts, luxueux et exceptionnels

CAYUGA COLLECTION

Au Costa Rica et au Nicaragua, huit indépendants brillent autant par leur joliesse que par leur côté écolo

Au Costa Rica et au Nicaragua, une petite bannière hôtelière regroupe huit établissements indépendants qui s’illustrent autant par leur fibre verte que par la joliesse et l’originalité de leur cadre. Survol de trois établissements membres, testés et approuvés en famille l’été dernier.
Ils n’emploient que de la main-d’oeuvre locale, donnent et redonnent à la communauté où ils sont implantés, révèrent l’environnement où ils sont situés et concoctent de succulents plats à base de produits bio ou provenant de fermes équitables environnantes.

Mieux : plutôt que d’offrir tout ce qui précède dans un cadre modeste, dépouillé et qui pèche par manque de confort, tous versent dans le haut de gamme, celui de petits hôtels et d’écolodges à la fois luxueux, ultraconfortables et stylés, où le service est aussi personnalisé que fort soigné. Tel est le lot, depuis plus de 20 ans, des établissements membres de Cayuga Collection.

Désormais figure de proue du secteur centraméricain de l’hébergement écolo, éthique et durable, Cayuga Collection a reçu le prix Travel + Leisure’s Global Vision, en 2010, pour son leadership environmental, de même que le prix Condé Nast World Saver, en 2010 et en 2012.

Finca Rosa Blanca, Heredia, vallée centrale

« Regardez ça, c’est de l’or liquide », dit Teri Jampol en soulevant le couvercle d’un petit bassin grouillant de bestioles pas spécialement ragoûtantes. « Ça », ce sont les déjections des vers à compost qui travaillent ferme, juste à côté. Non seulement la copropriétaire de l’hôtel Finca Rosa Blanca hérite-t-elle ainsi de quantité de terreau fertile pour faire pousser ses légumes bio, mais encore dispose-t-elle de plusieurs litres d’un puissant engrais liquide et ultraconcentré. « Vaporisez-en un peu sur un plant et il poussera à la vitesse grand V ! »

Avant que Teri et son mari Glenn ne quittent New York pour s’établir au Costa Rica, le domaine de leur futur hôtel côtoyait un champ de motocross, la plantation de café attenante était en déliquescence et le concept de recyclage était une vue de l’esprit dans la région.

Aujourd’hui, recycler fait partie du quotidien des habitants de la commune de Heredia, la plantation de café est devenue bio et le Finca Rosa Blanca forme l’un des meilleurs points de chute hôteliers qu’on puisse imaginer, quand on débarque de l’avion à San José.

Situé à 30 minutes de l’aéroport, ce splendide établissement compte 11 ravissantes suites — de petites unités distinctes, en fait —, toutes décorées différemment, mais aussi deux villas et trois suites haut de gamme avec vue imprenable sur la vallée, dont El Cielo (« le paradis ») et Rosa Blanca, qui couvre deux étages au sommet d’une tour panoramique de 13 mètres et qui semble avoir été conçue par Gaudí.

La literie est partout impeccable, la table est excellente (et les surplus sont refilés aux bonnes oeuvres), alors que de très instructifs tours de la plantation de café avec dégustation sont offerts sur place. Ah ! La ravissante piscine lovée dans un écrin de verdure ne contient ni chlore ni sel : elle est nettoyée en permanence par un procédé d’ionisation développé par la NASA. Rien de plus normal dans cet hôtel où on se sent perpétuellement en apesanteur...

Arenas del Mar, Quepos, Puntarenas

Finalement, nous aurons vu autant, sinon plus, de petites bêtes autour de notre hôtel, l’Arenas del Mar Beachfront and Rainforest Resort, que dans le parc national Manuel Antonio tout proche. D’abord, des sapajous à profusion, au-dessus de la réception ; ensuite, des singes hurleurs, un peu partout ; çà et là, une gent ailée et bigarrée ; et enfin, un adorable paresseux en résidence, bien juché sur sa branche dans un arbre surplombant l’une des deux ravissantes plages de l’hôtel.

Il faut dire que ce chic établissement est situé au coeur d’une petite forêt pluviale devenue réserve naturelle privée, où il ne couvre qu’un dixième de la superficie des lieux. « Auparavant, les environs étaient jonchés de détritus et il n’y avait presque pas d’animaux, indique Jorge Arrieta, le directeur général. Mais quand nous avons construit l’hôtel, nous avons aussi reboisé avec une large variété d’espèces de végétaux pour améliorer la biodiversité, et les animaux ont suivi ! »

Là ne s’arrête pas la singularité de cet établissement hors pair. D’abord, le site : il est tout simplement extraordinaire, surplombant une falaise qui domine la mer et une immense plage qui s’étire jusqu’au parc Manuel Antonio. Ensuite, le cadre bâti : une quarantaine de vastes chambres intimistes réparties en une dizaine d’unités, camouflées par la végétation, avec une longue terrasse dotée d’une grande baignoire à remous — autant dire une petite piscine à remous — privée.

Du reste, le service est fort soigné, y compris aux deux plages de l’hôtel, où un sauveteur saute à l’eau dès qu’il voit des petiots s’avancer dans la mer — plutôt houleuse, il faut dire. Enfin, les petits-déjeuners y sont délectables (superbe et décadent breakfast burrito), alors que les repas du soir du restaurant El Mirador sont dignes des plus fines agapes, qu’on penche pour le trio de ceviche, le gaspacho de pastèque ou le tataki d’albacore.

Latitude 10, Santa Teresa, péninsule de Nicoya

Certains adorent l’idée (lire : votre serviteur), d’autres moins (lire : sa conjointe) : toutes les « chambres » (de luxueux bungalows de bois, en fait) de ce petit bijou d’écolodge sont à aires ouvertes, disposent d’une ravissante salle de bain et d’une toilette extérieures, et… n’ont ni serrure aux portes ni vitres aux fenêtres. L’idée ? Communier avec la nature, mais en tout confort.

Le soir, quand on rentre de l’excellent et atmosphérique resto de l’établissement (à aires ouvertes lui aussi, et bercé par le bruit des vagues), une myriade de lampions guident nos pas jusqu’au très grand lit à baldaquin, emprisonné dans sa fine moustiquaire de toile blanche ; au-dessus, de grands ventilos déposent une douce brise sur les peaux perlant de sueur.

En deux nuits et trois jours ici, aucune tarentule, aucun scorpion, pas même une coquerelle ou une fourmi ne s’est montré le bout de la mandibule, au pied du lit ou ailleurs sur le plancher de bois de la minimaisonnette. Oh ! Un papillon géant s’est bien manifesté près du lavabo, tout comme de rigolos crabes harlequin, dans la douche, de tôt matin. Et s’il subsiste un interstice entre deux sections d’une moustiquaire, sûr qu’il se trouvera quelque mosquito pour rappliquer dare-dare (pour ne pas dire dard-dard).

Romantique à souhait, parfaitement intégré à l’environnement et situé légèrement en retrait du bord de mer, le Latitude 10 est flanqué d’une petite piscine oblongue et d’une plage sauvage mais non baignable (deux plages courues par les surfeurs sont accessibles à dix minutes), et il est surtout gratifié par certains des couchers de soleil les plus fabuleux de l’univers connu. Enfin, en saison, les tortues viennent pondre dans les environs ; n’est-ce pas la preuve que cet endroit demeure fondamentalement rassurant ?


 

Source: Gary Lawrence, Le Devoir, 7 novembre 2015

Lien: http://www.ledevoir.com/plaisirs/voyage/454315/cayuga-collection-des-hotels-latinos-verts-luxueux-et-exceptionnels

Crédit photo: Gary Lawrence / À l’hôtel Latitude 10, on peut communier avec la nature, mais en tout confort.

Nadine

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Votre conseillère en voyages T.514.714.1510 Agence de voyages Terre et Monde située au 1460 chemin Gascon, Terrebonne Qc, J6X 2Z5 Détenteur d'un permis du Québec 702007

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