Tourisme de quartier à Toronto

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Tourisme de quartier à Toronto

Une incursion dans The Junction et Riverside/Leslieville

Pour ceux qui préfèrent s’immerger dans l’esprit d’un quartier plutôt que dans la frénésie du vibrant centre-ville de Toronto, The Junction, ainsi que les voisines Riverside-Leslieville sont à mettre à coup sûr à l’itinéraire. Petit tour de voisinage.
The Junction. Il n’y a pas si longtemps, les professionnels et les jeunes familles qui résidaient dans The Junction — l’un des rares quartiers encore abordables dans la chérante métropole — avaient un peu de difficulté à rallier les troupes lorsque venait le temps de sortir dans ce coin un peu excentré.

Situé à une demi-heure du centre-ville en transport collectif (soit l’équivalent, pour les Montréalais, de Petite-Patrie pour sortir dans Verdun en métro, ou de partir de l’Université Laval à Québec pour aller veiller sur Saint-Vallier en autobus), l’endroit n’avait pas encore de quoi rivaliser avec les attraits du downtown. Mais, depuis, les yeux sont tournés sur cet ancien quartier ouvrier.

Les deux espaces temps ce côtoient toujours dans ce petit quadrilatère anciennement appelé Toronto West : des vieux commerces d’électroménagers usagés et des réparateurs de télés analogiques sont toujours en affaires à côté des pâtisseries véganes, des microbrasseries et des cafés indépendants, et Starbuck’s y a élu domicile au début de la décennie.

Jusqu’en 2000, la vente d’alcool était interdite sur le territoire, une loi qui sévissait depuis 1904 pour freiner les excès du début du siècle de ce Wild West. Une fois l’interdiction levée, les petits bars et les microbrasseries ont pu fleurir dans le quartier The Junction, ainsi baptisé en l’honneur des chemins de fer qui traversent le quadrilatère. « C’est vraiment depuis deux-trois ans que le secteur est en pleine explosion », dit Jessica Meyers, rencontrée au Locomotive Café, un mignon café à l’angle des rues Dundas West et Québec, dont les photos sur les murs rendent hommage au passé ferroviaire du coin.

La jeune femme est la directrice générale de The Junction Business Improvement Area (BIA), un organisme qui se veut la voix des commerces du quartier et qui s’occupe de la vitalité du secteur.

Aussi résidante, elle a constaté que le prix des loyers avait aussi grimpé, conséquence de cet embourgeoisement.

Il faut avouer que le charme n’opère pas d’emblée quand on débarque dans The Junction. La rue Dundas West ressemble plutôt à une banale artère à quatre voies de large ceinturées de bâtiments bruns sur deux étages et un brin déglingués.

Mais, si la façade est un peu sévère, c’est en ouvrant les portes des commerces et en discutant avec les propriétaires qu’on voit qu’ils sont tous liés par la même passion : faire de The Junction une communauté, un petit village où il fait bon vivre.

Ils ne roulent pas sur l’or, mais leur succès repose sur leur engagement dans le voisinage. Ils ne sont pas en compétition, mais s’entraident entre eux. La dînette italienne Nodo se meuble avec les trouvailles vintage (et étonnement abordables pour ce genre de boutique à Toronto) des chineurs très relaxes de Smash, par exemple.

« Franchement, on ne pensait pas être aussi impliqués auprès de la communauté », raconte Miki Rubin, artiste et copropriétaire d’ARTiculations, une boutique de matériel d’art qui offre également des cours et des camps d’été. « On connaît personnellement plusieurs de nos clients et je n’ai jamais autant senti cette connexion ailleurs. »

Comme plusieurs jeunes entrepreneurs du quartier, ils ont choisi de créer eux-mêmes leur propre emploi devant la difficulté de trouver un job à la hauteur de leurs aspirations. ARTiculations s’investit dans les diverses activités de quartier (il y a toujours quelque chose qui se trame à The Junction : fête de la photographie, de la musique, du solstice d’été, marché de Noël ; et le lieu de rassemblement choisi est souvent la plateforme de train, un petit bout de terrain entre deux édifices). Et cette participation est payante au plan humain car, désormais, la boutique donne des ateliers de sérigraphie, d’art pour les jeunes, et tient même des partys de peinture à numéros. « Notre devise, c’est think outside the box », ajoute-t-il.

Cette dynamique de quartier a décidément de quoi inspirer.

 

Nos bonnes adresses dans The Junction

Bunner’s, une surprenante pâtisserie sans gluten et végane, a été l’un des premiers « nouveaux » commerces à revitaliser The Junction. Sa grosse brioche à la cannelle et ses muffins sont moelleux et réussissent même à gagner la faveur de ceux qui aiment le gluten. Partis de presque rien, les propriétaires ont maintenant deux antennes à Toronto, ainsi que des livres de cuisine. 3054 Dundas St. W.

Mjölk rassemble depuis 2009 les créations de designers scandinaves et japonais dans un petit local éclairé, rempli de beaux produits, du mobilier de bois épuré aux délicats services à thé en porcelaine. Inspirant. 2959 Dundas St. W.

LATRE art+style, c’est l’idée de l’artiste Brian Vu qui a décidé de lancer sa boutique de mode pour homme afin de mettre en valeur les talents d’ici, d’artisans autochtones et des objets trouvés en Afrique. On y trouve aussi ses créations de vêtements teints à la main de couleur indigo (sa signature), des bijoux et accessoires en fibres naturelles. Éclectique et unique. 2988 Dundas St. W.

India Ale House, c’est de la bière et rien d’autre. Il y a bien sûr de quoi très bien manger (de la salade de quinoa aux short ribs royales au pop-corn à l’huile de truffe) dans ce confortable pub aux murs de brique et au plafond embossé, mais on y sert des bières audacieuses parfaites pour un 5 à 7 prolongé. On peut également commander pour emporter. 2876 Dundas St. W.

Hole in The Wall est le secret bien gardé des résidants. En retrait du trottoir, ce chaleureux bar-spectacle est grand comme un mouchoir de poche et se remplit très vite car son ambiance, son cachet, ses bières de micros et son originalité justifient à eux seuls le détour dans The Junction. 2867 Dundas St. W. Pour lire la suite : Lien: http://www.ledevoir.com/art-de-vivre/voyage/453754/ontario-tourisme-de-quartier-a-toronto


Source:  Émilie Folie-Boivin, Le Devoir, 31 octobre 2015

Crédit photo: Tourisme Toronto / Riverside et sa petite sœur Leslieville sont souvent qualifiées de «nouveau West Queen West», un secteur qui a perdu un peu de son vernis dans les dernières années.

 

Nadine

Nadine

Votre conseillère en voyages T.514.714.1510 Agence de voyages Terre et Monde située au 1460 chemin Gascon, Terrebonne Qc, J6X 2Z5 Détenteur d'un permis du Québec 702007

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